Publié en avril 2022 3 minutes de lecture
Bernard Paris
Responsable Commercial Marchés Publics
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Cybersécurité : premier frein à l’adoption du vote électronique en France ?

Et si le bulletin de vote devenait définitivement virtuel ? Annoncé en 2017 par Emmanuel Macron, alors candidat pour la première fois, le vote électronique n’a pas été mis en place lors de ces présidentielles 2022. Véritable serpent de mer de la démocratie française, le vote électronique pourrait être la réponse à l’abstention. Pourtant, bien des freins persistent. Explications avec les experts Linkt.

 

En période électorale, le vote par Internet revient toujours aux avant-postes dans les débats. Présenté par ses défenseurs comme un levier de lutte efficace contre l’abstention. Perçu par ses détracteurs comme une menace inconsidérée sur la régularité des scrutins et comme une brèche ouvrant la voie à des manipulations électorales massives, la perspective d’une digitalisation massive de la démocratie agite les passions.

 

« Régulièrement, l’actualité est émaillée d’incidents liés au vol de données, aux malveillances électroniques. Dans nos vies personnelles et professionnelles, le risque cyber plane en permanence, commente Bernard Paris, Responsable Commercial Marchés Publics pour Linkt. La cybermenace fait peur, mais nous vivons avec ! ».

 

Rapportée au vote électronique, de nombreuses expérimentations ont déjà été menées et ce, dans de nombreuses communes. « La véritable question n’est pas tant liée au vote électronique qu’à la disparition des urnes physiques, cédant ainsi la place à l’expression du scrutin en appuyant sur des boutons », continue Bernard Paris.

 

Dans les faits, les technologies sont clairement éprouvées mais, le risque zéro n’existe pas. La France, malgré ses velléités d’être perçue comme la startup-nation, reste un pays conservateur et le fait de glisser son bulletin dans l’urne rassure le citoyen. Pourtant, dans les faits, les technologies numériques sont déjà très présentes lors des grands rendez-vous électoraux.

 

Des remontées d’informations 100% digitalisées

 

Le contexte international ajoute encore à la défiance vis-à-vis du vote électronique. En effet, en 2017 déjà des tentatives de déstabilisation et de manipulation via les canaux digitaux et en provenance de l’Europe de l’Est avait fait grand bruit.

 

Le conflit russo-ukrainien fait planer une inquiétude forte dans un climat de cyber-guerre latente. « Le véritable enjeu aujourd’hui, note Barnabé Louvet, Chef de projet marketing pour Linkt, c’est l’acceptation du digital par l’utilisateur final, en l’occurrence de citoyen. Plus encore que la sécurisation des systèmes qui est déjà très forte, c’est sur la pédagogie et de la réassurance qu’il faut déployer des moyens ».

 

Une réalité qui affecte les citoyens, mais aussi les assesseurs dans les bureaux de vote et in fine, l’ensemble de la démocratie car le moindre incident mineur pourrait jeter un doute intégral sur le vote électronique.

 

Pourtant le numérique occupe déjà une place centrale car « l’ensemble des remontées d’informations de tous les bureaux de vote vers les préfectures puis vers le ministère de l’Intérieur, sont déjà effectuées via des canaux numériques, confie Bernard Paris. C’est d’ailleurs ce qui permet à notre démocratie de disposer de résultats précis et rapides ».

 

Scrutin électronique : vrai ou faux débat ?

 

Pour Bernard Paris et Barnabé Louvet, le véritable débat ne se situe pas seulement sur le vote électronique mais sur la place du numérique et des télécoms dans les collectivités locales.

 

« L’enjeu de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité des liens est central, précise Bernard Paris. Mais dans un contexte marqué par la nécessité de maîtriser les coûts, la tentation est forte dans les collectivités de s’orienter vers des solutions grand public ».

 

Or, pour Barnabé Louvet, c’est là un risque réel car « si les coûts sont inférieurs, la robustesse et la fiabilité de l’infrastructure ne peuvent pas être garanties ». Le conseil de Linkt : se méfier des sirènes du low cost et de ce que l’on appelle la fibre noire, qui n’offre pas les conditions de résilience et de performances à la hauteur des enjeux des collectivités publiques !

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